Plus de détails sur la pratique

Jon Kabat-Zinn, le fondateur de la Mindfulness / Pleine Conscience en a proposé une définition très simple : “Prêter attention au moment présent, délibérément, sans jugement de valeur”.

Notre association, située à Rennes, a pour objectif la pratique de la méditation laïque “Pleine conscience”.

Qu’est-ce qu’Être en Pleine conscience ?

Être en pleine conscience signifie porter attention à chaque instant uniquement à la respiration ou aux sensations corporelles, émotions, sentiments, pensées qui nous traversent, sans les juger ou chercher à les comprendre, ni tenter de les retenir. Il s’agit juste de les observer, de les regarder passer, en amenant l’attention au moment présent. C’est tout !

On y développe des capacités de focalisation sur l’instant présent, d’observation, d’ouverture, de non-jugement, de flexibilité cognitive, d’acceptation et de bien-être.

Quel est l’état d’esprit de cette pratique ?

Pour compléter (C.Berghmans et al. ; Journal de thérapie comportementale et cognitive, Juin 2008), la MPC est un état dans lequel le sujet :

  • est hautement conscient du moment présent, le reconnaissant et l’acceptant
  • ne se laisse pas emporter ou parasiter par des pensées, sensations ou émotions relatives à des expériences présentes, passées ou futures, susceptibles de survenir (concentration)
  • fait attention (observation) à l’expérience présente de manière vigilante ou encore au flux de stimuli interne et externe au fur et à mesure de son apparition, dans une optique de non-jugement et de non-évaluation
  • développe la conscience, l’attention et l’habileté à se dégager de schémas de pensées non-adaptatifs qui rendent l’individu vulnérable à des états de stress et à d’autres états pathologiques

Pour résumer, la “mindfulness attitude” : ’’Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors’’ (Montaigne, Les Essais).

Les bienfaits de la pratique

Quelque soit le profil du pratiquant, la pleine conscience a un impact positif sur son état d’esprit et ce, dans divers domaines.

Un impact positif sur les états de conscience, attitudes et capacités

La pratique de la pleine conscience induit divers états de conscience, attitudes et/ou capacités (mesurés par diverses échelles de mesure en psychologie), par exemple :

  • l’attention et la conscience focalisées sur le moment présent
  • les attitudes de non jugement et d’ouverture à l’expérience
  • la prise de conscience des pensées, des sentiments, des sensations corporelles
  • les attitudes d’observation (curiosité, acceptation, ouverture)
  • les attitudes d’acceptation sans jugement
  • etc.

Une amélioration dans divers domaines

  • une diminution de la tendance à interpréter et juger, soi-même et les autres, à vouloir tout contrôler
  • accepter (et non se résigner) avec bienveillance ce qu’on ne peut changer
  • une meilleure communication, notamment dans la gestion des conflits par l’apprentissage du lâcher-prise
  • une expérience d’un espace intérieur de liberté, de sérénité et de mieux-être global.

Des résultats fruit d’une pratique

Sans surprise, comme tout entraînement physique ou mental, la méditation suppose une pratique personnelle régulière pour bénéficier de ses effets apaisants et ressourçants dans la durée.

Des effets scientifiquement prouvés

La Méditation de Pleine Conscience produit des effets ayant fait l’objet de nombreuses études scientifiques qui démontrent son efficacité dans divers domaines de la santé mentale et physique:

Sur le stress et ses conséquences

Elle régule le stress (y compris professionnel) et l’anxiété: programme MBSR (réduction du stress basée sur la pleine conscience) de Jon Kabat-Zinn).

Sur la rechute dépressive et addictive

Elle diminue de 50% le risque de rechute après au moins deux épisodes dépressifs (Zindel Segal, co-créateur du programme MBCT (thérapie cognitive basée sur la pleine conscience). C’est une alternative aussi efficace que les antidépresseurs contre les rechutes (étude d’avril 2016, le “Lancet”).

Elle montre des résultats significatifs sur les comportements réactifs et impulsifs dans les rechutes addictives (études d’un programme MBRP par Marlatt et Brewer).

Sur la douleur chronique

Elle est plus efficace que les placebos en ce qui concerne la douleur chronique (respectivement 27% contre 13 %) . Sont notamment mesurées une diminution de l’intensité de la douleur et surtout sa répercussion émotionnelle (étude américaine)

Sur les personnalités borderline

Associée à la psychologie cognitive, elle a des propriétés thérapeutiques (diminution des tentatives de suicide ou des tendances impulsives ) pour les personnalités borderline (M.Linehan,…).

Sur les troubles de la concentration

Elle permet d’améliorer l’attention, la concentration, la mémoire et la créativité. Elle est également efficace pour le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H).

Et plus encore…

D’autres études sont en cours sur l’efficacité de la méditation de pleine conscience; les média en font régulièrement état. Rappelons une nouvelle fois que la méditation n’est pas une panacée et qu’un entraînement régulier est indispensable.

Dans tous les cas, il est impératif d’avoir l’avis d’un professionnel de santé, médecin ou psychologue, avant de démarrer la pratique. De rares contre-indications existent dans les troubles énoncés dans cette page, elles doivent être respectées.

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